En France, l'état du terrain est évalué officiellement avant chaque réunion par le commissaire de terrain. Il se base sur plusieurs éléments : la pluviométrie des jours précédents, la nature du sol de l'hippodrome, la température, et parfois l'arrosage artificiel pratiqué par l'hippodrome lui-même.
L'échelle officielle française pour le gazon (plat et obstacle) va de "léger" à "très lourd" :
LÉGER→ Le sol est très sec, presque ferme. Peu courant en France, surtout en été prolongé.
LÉGER BON → Sol ferme mais pas extrême. Rapide pour les chevaux.
BON → La référence. Sol idéal, ni trop sec ni trop humide. La plupart des chevaux y performent bien.
BON SOUPLE → Légèrement humide, encore rapide mais qui commence à absorber les foulées.
SOUPLE → Terrain humide, plus lent. Les foulées s'enfoncent légèrement.
TRÈS SOUPLE → Terrain franchement mou. Fatiguant pour les chevaux, les performances se compliquent.
COLLANT → Terrain collant, à la limite du lourd. Pénible pour les chevaux.
LOURD → Sol détrempé. Très éprouvant physiquement. Seuls les chevaux qui "aiment le lourd" peuvent y briller.
TRÈS LOURD → Cas extrême, rare. Sol gorgé d'eau. Certaines courses sont annulées dans ces conditions.
Pour le trot, l'échelle est similaire mais exprimée différemment selon les hippodromes (piste en herbe ou en cendrée). La cendrée, plus utilisée l'hiver à Vincennes, réagit différemment à la pluie que le gazon.
Conseil Staturf : l'état du terrain annoncé le matin peut encore évoluer avant la course si la météo change dans la journée. Sur les réunions d'après-midi, vérifie les conditions au plus proche du départ.