Si les cotes étaient parfaitement calibrées, il n'y aurait aucune opportunité à saisir sur les outsiders. Mais ce n'est pas le cas, pour plusieurs raisons.
LE BIAIS DU GRAND PUBLIC
La majorité des parieurs mise sur les chevaux qu'ils connaissent — les favoris médiatisés, les chevaux qui ont gagné récemment, ceux dont les noms reviennent dans les pronostics. Résultat : les cotes de ces chevaux sont tirées vers le bas par le volume de mises, parfois en dessous de leur valeur réelle. Et à l'inverse, les chevaux moins connus voient leur cote gonfler artificiellement, parfois au-delà de ce que leurs vraies chances justifient.
LES INFORMATIONS IGNORÉES
Un outsider peut être sous-estimé parce que les parieurs n'ont pas intégré une information importante : un changement d'entraîneur récent, un travail d'entraînement particulièrement brillant, une distance ou un terrain qui correspond parfaitement à son profil mais qu'il n'avait jamais eu l'occasion d'afficher. Ces signaux, les parieurs occasionnels ne les voient pas. Toi, si tu travailles ton analyse, tu peux les voir.
LE RETOUR DE BLESSURE
Un cheval qui revient après une longue absence pour blessure peut avoir une cote très haute simplement parce que les parieurs ne savent pas trop à quoi s'attendre. Si l'entraîneur a pris le temps de bien le préparer et que le cheval est revenu à son meilleur niveau, la cote ne reflète pas sa vraie valeur. C'est le genre de situation où un outsider peut créer la surprise.
LE POIDS DE LA DERNIÈRE COURSE
Les parieurs ont tendance à surinterpréter la dernière performance d'un cheval. Un cheval qui a couru une course médiocre la semaine dernière va voir sa cote monter, même si cette course s'explique par un terrain qui ne lui convenait pas, un incident en course ou une erreur tactique du jockey. Si les conditions du jour sont différentes, cette cote haute peut représenter une vraie opportunité.